Un 1er mai de plus : la mauvaise comédie devient une tragédie

C’était aujourd’hui le 1er mai, la journée internationale des travailleurs.

Comme c’est l’habitude depuis de nombreuses années, la droite et l’extrême-droite parle de « fête du Travail » comme le Maréchal Pétain. Dans la rue, autour des syndicats, on retrouve le Parti communiste français et son muguet, le Parti socialiste, Les Ecologistes, la France insoumise, Lutte ouvrière, le NPA, et le noyau habituel des gens qui ont de jolies pancartes pour dire que le capitalisme, c’est mal, que les fachos sont dangereux et que les Palestiniens doivent être soutenus.

A voir défiler toute cette fine équipe, d’ailleurs pas très nombreuse, qui pourrait se douter que :

  • le Parti socialiste permet à un gouvernement minoritaire de droite libérale de tenir
  • que la France insoumise étale son antisémitisme et son « anticapitalisme » à la sauce fasciste depuis de longs mois et participe aux opérations de com’ des amis des islamistes génocidaires du 7 octobre
  • que des élus LFI et EELV, et des assos « féministes » proposent de régulariser le viol tarifé de mineurs
  • que quasiment tout ce beau monde ne trouve rien à redire au fait que le régime ukrainien qu’ils soutiennent réhabilite des nazis et des massacreurs de Juifs, supprime les droits des travailleurs, enlève ses citoyens dans la rue pour les envoyer mourir au front
  • qu’au PCF, le soutien à l’impérialisme chinois se fait de plus en plus fort, tout comme les mélenchonistes assument leur penchant pour le bloc impérialiste sino-russe
  • que l’Union européenne qu’ils soutiennent tous, de même que l’OTAN dans le cadre duquel ils ne semble pas si mal se trouver, assument une orientation guerrière de plus en plus forte, comptant utiliser les Ukrainiens jusqu’au dernier pour les beaux yeux des capitalistes occidentaux dans leur guerre contre leurs concurrents – certes odieux – russes
  • que le régime français réorganise et réarme le capitalisme tricolore dans le sens d’une participation à la guerre mondiale entre impérialismes : c’est le sens du couplet récent sur le Lithium (relire notre article à ce sujet), le nucléaire, la division armée pour la surveillance du territoire (lire ici) : la France veut sa part du gâteau et se prépare à foncer vers la guerre
  • que le peuple iranien se fait massacrer par un régime que les amis de LFI soutiennent et bombarder par les USA qui veulent un régime tout aussi anti-populaire mais aligné sur leurs intérêts

Tout ça semble n’être qu’une liste de points de détails pour ces gens qui ont la prétention de se dire de gauche, tout en militant pour la relance du capitalisme ou sa simple gestion, en convergeant avec le camp de la guerre, de l’antisémitisme, de l’homophobie et du viol tarifé, et en alimentant la dépolitisation des masses et leur soumission aux imbécilités identitaires, communautaristes et consommatrices de notre société puante.

Pour les nostalgiques d’une gauche digne de ce nom, nous renvoyons (il faut cliquer sur l’image) vers le numéro de 1er mai de L’Humanité qui, en 1921, n’était pas encore le torchon populiste anti-gauche qu’elle est aujourd’hui.

Laissons ces gens odieux d’opportunisme s’enfoncer dans leur propre honte et œuvrons à l’organisation politique de la classe ouvrière, derrière une ligne claire et fidèle aux principes historiques du mouvement ouvrier. Si, au sein de la « gauche » actuelle, il y a des gens sincères (notamment au PCF, malgré des décennies d’abandon, de suivisme cégétiste et d’électoralisme), ils finiront bien par converger avec ceux qui y travaillent. Les autres disparaîtront d’eux-mêmes ou se retrouveront de l’autre côté de la barricade : beaucoup y sont déjà et doivent être considérés comme tels. On ne peut converger avec ceux qui se plaignent aujourd’hui de ce que leurs abandons et leur confusionnisme a semé. La post-gauche coupée du peuple est devenue l’anti-gauche nuisible au peuple : il faut l’écraser et tout rebâtir.